Les députés membres de la Commission d’Évaluation des Politiques Publiques (CEPP) de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire participent, depuis ce mardi 22 septembre 2026, à Yamoussoukro, à un atelier de formation consacré aux dispositions du Code minier applicables à l’Exploitation Minière Artisanale et à Petite Échelle (EMAPE).
Organisée sur trois jours en collaboration avec l’ONG Coginta, dans le cadre du projet d’appui à la sécurisation et à la valorisation de l’exploitation aurifère artisanale comme facteur de développement et de cohésion sociale au Nord de la Côte d’Ivoire (SECORCI 2), cette session bénéficie du financement de l’Union européenne. Elle vise à renforcer les connaissances des parlementaires sur le cadre juridique régissant l’EMAPE, ainsi que sur les enjeux liés à la lutte contre l’orpaillage illégal et à la promotion d’une exploitation minière responsable. La cérémonie d’ouverture a été marquée par plusieurs interventions, notamment celle du Directeur pays de l’ONG Coginta, M. Sib Hippolyte. Il a présenté les principaux axes de la formation, portant notamment sur les dispositions du Code minier relatives à l’EMAPE, les conséquences de l’orpaillage illégal, ainsi que les objectifs et les principales réalisations du projet SECORCI 2. Il a également évoqué les actions menées en faveur de la structuration et de la professionnalisation de la filière aurifère artisanale, de la protection de l’environnement et du renforcement de la gouvernance locale. Prenant la parole, la Présidente de la Commission d’Évaluation des Politiques Publiques, Mme Kouassi Dja Flore épouse Lago, a rappelé l’importance du potentiel minier de la Côte d’Ivoire et la nécessité de sa valorisation au service de la croissance inclusive, de la création d’emplois et du développement local. Elle a souligné que l’exploitation durable des ressources minières doit également s’inscrire dans une démarche respectueuse de l’environnement et compatible avec les autres secteurs d’activité. Les travaux permettront notamment aux participants d’approfondir leur connaissance du processus d’instruction des demandes d’autorisation, conformément au guide de procédures et à travers la plateforme E-cadastre. Ils porteront également sur les objectifs et les réalisations du projet SECORCI 2, ainsi que sur les études réalisées dans ce cadre, notamment l’étude socio-hydrographique du cours d’eau de la Bagoué et celle consacrée à la cartographie des terres dégradées par l’orpaillage. Les échanges permettront enfin d’examiner les principaux défis liés à l’Exploitation Minière Artisanale et à Petite Échelle et d’identifier des pistes de solutions en faveur d’une pratique responsable, respectueuse de l’environnement et contribuant au développement des communautés. À travers cette session de renforcement des capacités, la Commission d’Évaluation des Politiques Publiques poursuit son travail d’appropriation des enjeux liés aux politiques publiques dans le secteur minier, avec pour objectif de mieux apprécier leurs effets économiques, sociaux, environnementaux et sécuritaires, au bénéfice des populations. Direction de la Communication, de l’Information Multimédia et des Relations avec la Presse
Procédant à l’ouverture officielle des travaux, le Préfet de la région du Bélier et du département de Yamoussoukro, M. Coulibaly Gando, a salué une initiative qui contribue à une meilleure prise en compte des préoccupations des populations. Il a également relevé les enjeux sociaux, environnementaux et sécuritaires liés à l’exploitation minière et à la pratique de l’orpaillage en Côte d’Ivoire.








