La deuxième session ordinaire du Parlement de la CEDEAO s’est ouverte ce lundi à Abuja
M. Djibrin Barau, Premier vice-président du Parlement de la CEDEAO, a ouvert ce lundi 1er décembre la deuxième session ordinaire 2025 de l’Institution, à Abuja, capitale politique du Nigéria qui abrite son siège. Cette ouverture s’est déroulée en présence de la Deuxième vice-présidente, Mme Traoré Adjaratou, Cheffe de la délégation ivoirienne au Parlement sous-régional.
C’est dans un contexte régional contrasté, marqué à la fois par des avancées démocratiques et des menaces persistantes, que M. Djibrin Barau, représentant Mme Hadja Mémounatou Ibrahima, Présidente du Parlement de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), a prononcé le discours d’ouverture de cette deuxième session ordinaire de l’année 2025. Placés sous le signe de la réflexion et d’un engagement renouvelé, les travaux de cette session se sont ouverts par une note commémorative du 25ᵉ anniversaire de l’Institution parlementaire. Pour M. Barau, également Vice-président du Sénat du Nigéria, le Parlement de la CEDEAO est une « institution symbole de la représentation des peuples », et cet anniversaire constitue un moment de bilan visant à « renforcer la cohésion entre les États membres ». La deuxième session qui s’ouvre compte parmi ses priorités l’examen du projet de budget communautaire 2026, une tâche qui exigera, a rappelé le représentant de la Présidente du Parlement, « diligence et prévoyance », afin d’orienter les ressources vers la stabilité et le développement. Plusieurs textes relatifs à la Cour de Justice et à la gouvernance financière seront également examinés. Concernant l’actualité politique dans la sous-région, M. Djibrin Barau a salué les processus électoraux « calmes et pacifiques » en Côte d’Ivoire, ainsi que la prochaine élection présidentielle en Guinée, étape décisive vers un retour à l’ordre constitutionnel. En revanche, il a fermement condamné le récent coup d’État militaire en Guinée-Bissau, qu’il considère comme « une agression inacceptable contre la démocratie ». Le Parlement a réaffirmé son alignement sur le principe de « tolérance zéro » de la CEDEAO envers les changements anticonstitutionnels de gouvernement. Par ailleurs, le Parlement de la CEDEAO s’est engagé à jouer « un rôle leader » dans la recherche de solutions aux défis liés à l’insécurité, à la crise économique et au changement climatique. Pour conclure, M. Barau a appelé ses collègues à agir avec courage afin que leurs décisions « aient un impact tangible et positif » sur la vie des populations vivant dans l’espace communautaire. Direction de la Communication, de l’Information Multimédia et des Relations avec la Presse de l’Assemblée nationale








