Les 7 et 8 juillet 2026, Grand-Bassam a accueilli un séminaire de formation réunissant des parlementaires africains membres des commissions Défense et Sécurité autour du thème : « Les parlements africains face aux mutations géopolitiques et au terrorisme ».



Cette rencontre, organisée à l’intention des élus membres du Réseau des Parlementaires Africains Membres des Commissions Défense et Sécurité (REPAM-CDS), visait à approfondir la réflexion sur le rôle des institutions parlementaires dans la prévention et la lutte contre le terrorisme, tout en examinant les réponses législatives et politiques adaptées aux profondes mutations de l’environnement géostratégique international.

‎Durant deux jours de travaux, des experts nationaux et internationaux ont animé plusieurs sessions thématiques destinées à renforcer les capacités des parlementaires et à nourrir leur réflexion sur les nouveaux enjeux sécuritaires auxquels le continent est confronté.

‎Le premier module, intitulé « L’Afrique : entre sédimentation sociohistorique des crises et incertitude internationale », a permis d’analyser les racines historiques des crises africaines tout en mettant en lumière les répercussions des mutations géopolitiques mondiales sur la stabilité des États.

‎Le deuxième module, « Tactiques et perspectives de la dynamique du terrorisme en Afrique », a porté sur l’évolution des modes opératoires des groupes terroristes, leurs stratégies d’expansion ainsi que les défis sécuritaires qu’ils posent aux États africains.

‎Les participants ont également suivi une communication consacrée à « La digitalisation et la communication stratégique des groupes terroristes », qui a mis en évidence l’utilisation croissante des technologies numériques et des réseaux sociaux par ces organisations à des fins de propagande, de recrutement, de financement et de radicalisation.

‎Les échanges se sont poursuivis autour du thème « Coopération antiterroriste : entre souveraineté et néo-multilatéralisme », soulignant la nécessité de concilier le respect de la souveraineté des États avec le renforcement de la coopération régionale et internationale afin d’apporter une réponse collective et efficace à la menace terroriste.

‎Un autre module, consacré au « Rôle du législateur dans la construction des mécanismes et stratégies antiterroristes », a rappelé la responsabilité essentielle des parlements dans l’élaboration de cadres juridiques adaptés, le contrôle de l’action gouvernementale, l’allocation des ressources aux forces de défense et de sécurité, ainsi que la préservation des libertés publiques et des droits fondamentaux.

‎À l’issue des travaux, les participants ont réaffirmé leur engagement à renforcer la coopération interparlementaire africaine et à promouvoir des politiques fondées sur la prévention, la résilience des États et la consolidation de la paix. Ils ont insisté sur la nécessité de développer des réponses concertées, innovantes et adaptées aux réalités du continent afin de faire face aux défis sécuritaires actuels.

‎Ce séminaire a ainsi constitué un cadre privilégié de partage d’expériences, de renforcement des capacités et de réflexion stratégique, confortant le rôle central des parlements africains dans la gouvernance sécuritaire et la lutte contre le terrorisme, au service de la paix, de la stabilité et du développement durable de l’Afrique.

‎Organisé par l’Institut de Recherche Stratégique (IRS) de l’Académie Internationale de Lutte Contre le Terrorisme (AILCT), avec l’appui financier du Canada, ce séminaire a enregistré la participation de représentants de dix-sept pays membres du REPAM-CDS, parmi lesquels le Ghana, le Togo, le Bénin, le Libéria, la Sierra Leone, le Gabon, le Cameroun, le Sénégal, la République du Congo, ainsi que plusieurs autres États du continent.

 

 


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